Les raisons de s’opposer à la Politique de l’enseignement!
Lundi 22 septembre 2025

Le 19 juillet 2024, le Parlement de la Communauté française votait la confiance au nouveau gouvernement MR-Les Engagés, à majorité contre opposition (50 voix pour, 39 contre et 0 abstention). Ce vote faisait suite à la présentation, trois jours plus tôt, de la Déclaration de politique communautaire par la nouvelle ministre-présidente Elisabeth Degryse (Les Engagés) et au débat qui s’en était ensuivi avec l’opposition.
Rarement, sans doute, un gouvernement francophone aura-t-il suscité aussi rapidement contre lui l’opposition convergente d’une majorité d’acteurs de poids dans le domaine de l’enseignement et, subsidiairement, de la culture. Pas seulement pour des raisons budgétaires – la Communauté française vole malheureusement depuis trop longtemps de plans d’économies en plans d’économies – mais pour des raisons de fond, renvoyant aux choix politiques et aux priorités éducatives du nouveau gouvernement. Ainsi, dès l’été 2024 se mettaient en place les raisons de s’inquiéter d’une politique qui allait cristalliser les oppositions dès la saison suivante.
Un arrière-plan budgétaire difficile
Certes, le nouveau gouvernement ne s’en était pas caché: il endossait une posture de responsabilité et annonçait une cure d’amaigrissement sur le plan financier pour les services publics. Elisabeth Degryse, elle-même, ne s’en était pas cachée davantage en concluant son discours au Parlement: «Je ne peux évidemment pas clore cette déclaration sans évoquer le budget, afin que nous ne passions pas aux yeux de certains pour de simples doux rêveurs. La nouvelle majorité gouvernementale de la Fédération Wallonie-Bruxelles mesure bien les défis budgétaires et elle s’engage à mener une politique budgétaire rigoureuse et proactive. Notre objectif est d’assurer les missions communautaires et l’émancipation de nos citoyens tout en assurant une gestion financière responsable. Comme annoncé au moment de l’accord, le gouvernement s’engage à respecter les objectifs budgétaires qui lui incomberont dans le cadre des accords intrabelges, dans le respect des nouvelles règles européennes. En outre, le gouvernement devra assurer un niveau de déficit tenable sur le long terme, sans compromettre la viabilité politique de notre institution. Dans ce cadre, des étapes intermédiaires et une solidarité entre les institutions francophones seront indispensables pour éviter que le rythme et l’ampleur de l’effort à consentir soient déraisonnables. À défaut, la trajectoire s’apparenterait à un véritable couperet d’austérité1.»
En attendant la présentation du budget initial, attendu pour octobre 2024, la Déclaration de politique communautaire (DPC) n’étant pas chiffrée sur le plan financier, l’opposition parlementaire en était réduite à «attendre et voir», non sans déjà tirer le signal d’alarme, comme le fit d’emblée Martin Casier, le chef de groupe socialiste: «Vous essayez de faire entrer un rond dans un carré: 1 milliard de diminution de dépenses, 400 millions d’euros de dépenses supplémentaires, cela correspond à 1,4 milliard d’euros d’effort budgétaire à l’horizon 2029, soit près de 10% du budget de la Fédération Wallonie-Bruxelles. (…) Je ne vois que deux possibilités: soit vous mentez et faites de fausses promesses, soit vous préparez la plus grande cure d’austérité que la Fédération Wallonie-Bruxelles n’ait jamais connue, une réduction des dépenses de 10% de son budget2.» Quels sont dès lors les sujets qui fâchent?
«En annonçant la fin du système des nominations et son remplacement par une logique contractuelle, le gouvernement se voit immédiatement accusé de dégrader la condition enseignante.»
Le statut du personnel enseignant et le risque social
En annonçant la fin du système des nominations et son remplacement par une logique contractuelle, le gouvernement se voit immédiatement accusé de dégrader la condition enseignante et de réduire un peu plus l’attractivité d’un métier déjà en pénurie. C’est le point de vue exprimé par Martin Casier pour le PS: «Nous aurons un débat de principe ultérieurement, mais, en tant que socialistes, nous souhaitons pour l’heure savoir si l’instauration de contrats à durée indéterminée (CDI) dans l’enseignement obligatoire serait une mesure opérationnelle et efficace. Que se passera-t-il par exemple si une école perd des élèves – et donc des périodes – et qu’un ensemble d’enseignants s'est malgré tout vu attribuer des CDI? Ces derniers seront-ils licenciés? Dans l’affirmative, qui paiera les indemnités de licenciement? Ces CDI seront-ils des contrats à temps plein ou les enseignants seront-ils payés à l’heure, comme au Moyen-Âge?
u’adviendra-t-il des enseignants qui sont proches de la nomination et à qui vous êtes en train de dire qu’ils ne l’obtiendront jamais? Ces exemples matérialisent notre principale crainte et le danger qu’encourent tous les enseignants: en réalité, ces CDI annoncés ne sont que des CDD déguisés3.»
Même inquiétude à l’extrême gauche et chez les écologistes. Ainsi, pour Bruno Bauwens (PTB), ce qui inquiète c’est l’annonce de l’intention du gouvernement «de supprimer la nomination des professeurs, ce qui s’apparente à une attaque en règle envers leur statut. Vous dissimulez cela derrière la promesse d’un CDI pour les jeunes enseignants. Or un CDI n’apportera jamais autant de stabilité qu’une nomination à titre définitif. Dans le secteur de l’enseignement, tout le monde sait pourtant que l’on compte année scolaire par année scolaire. Ainsi, une école primaire peut tout à fait décider de supprimer une classe d’une année à l’autre, laissant le titulaire de celle-ci désemparé. Le CDI se révèle alors être un CDD déguisé4».
Du côté d’Ecolo, on craint en outre, dans le chef de Bénédicte Linard, les conséquences financières et les complications administratives qui en résulteront: «Ce n’est pas en supprimant la nomination au profit d’un CDI qu’on offrira aux jeunes enseignantes et enseignants davantage de stabilité et de perspectives pour s’épanouir dans ce fabuleux métier. Quel que soit l’outil, nous peinons à comprendre comment un pouvoir organisateur sera en mesure de proposer des CDI, pour quelles heures, avec quels critères d’octroi et j’en passe. Du reste, votre proposition est hasardeuse du point de vue budgétaire: la contractualisation des enseignantes et des enseignants, si elle permet une économie à très long terme, occasionnera durant les premières années un alourdissement conséquent des finances de la Fédération Wallonie-Bruxelles, sans parler de la lourdeur administrative supplémentaire pour les écoles et les administrations, induite par la coexistence de deux systèmes, alors que vous faites de la simplification administrative une mesure phare de votre projet5.»
Autre pomme de discorde: les restrictions annoncées à l’attribution du barème 501 des enseignant·es6 et la création d’un barème intermédiaire 401 à propos duquel la DPC ne donne aucune indication. Ces différents projets vont propulser les enseignant·es dans la rue dès l’automne.
La fusion des réseaux publics
Le gouvernement annonce dans la DPC son intention de fusionner les réseaux d’enseignement publics (voir encadré). Il n’en faut pas plus pour allumer la mèche, d’autant que, sur le plan financier, un alignement des subventions de fonctionnement au bénéfice de l’enseignement libre est également annoncé. Martin Casier, pour le PS, exprime son indignation et ses craintes face aux intentions réelles ou supposées du gouvernement: «J’en viens à votre annonce fracassante relative à la fusion des réseaux de l’enseignement officiel, ainsi qu’à l’augmentation du financement de l’enseignement libre. Après avoir confronté vos propos à ceux de vos présidents de parti et mis ces derniers en perspective avec les déclarations faites dans la DPC, deux interrogations me sont venues. D’une part, loin des effets d’annonce réservés aux caméras de presse, comptez-vous réellement fusionner les réseaux de l’enseignement officiel ou allez-vous plutôt les inciter à instaurer davantage de synergies, comme le suggère votre DPC?
D’autre part, si l’objectif est de rendre l’enseignement plus efficace et efficient, pourquoi aucune rationalisation de l’enseignement catholique n’est-elle prévue? Pour rappel, ce dernier est organisé par plus de 1000 pouvoirs organisateurs structurés en petites ASBL et celles-ci ne disposent pas toutes d’une véritable structure professionnelle, tant s’en faut7.»
Même préoccupation du côté de Défi avec Fabian Maingain qui craint la création d’un mastodonte inefficace: «À ce stade, sans aucune autre précision ni dans la DPC ni dans votre exposé, la fusion des réseaux fait craindre à bon nombre d’acteurs la création d’un mastodonte de l’enseignement officiel qui éloignera encore un peu plus les directions d’écoles de leur pouvoir organisateur. Or les résultats ont montré que c’est souvent la proximité entre le pouvoir organisateur et les directions d’école qui confère des conditions d’enseignement efficace8.
«La généralisation de l’EVRAS doit faire l’objet d’une évaluation, suscitant ainsi la crainte d’un recul dans ce domaine ultrasensible.»
Le cours de philosophie et le dialogue interconvictionnel
Alors qu’une résolution du parlement de la Communauté française, adoptée à l’unanimité pendant la précédente législature, semblait ouvrir la porte à l’élargissement du cours de philosophie dans l’enseignement obligatoire à deux heures par semaine, la DPC ne semble impliquer aucun engagement du gouvernement en ce sens, bien au contraire, selon le porte-parole du PS: «Les deux heures de cours d'éducation à la philosophie et la citoyenneté (EPC) sont mises aux oubliettes. Vous semblez même vouloir renoncer à la neutralité de ce cours en y introduisant un discours interconvictionnel, et ce en faisant fi de toutes les résolutions adoptées par ce Parlement, y compris par le groupe MR il y a à peine trente mois9.»
La généralisation de l’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle (EVRAS), introduite lors de la précédente législature, doit également faire l’objet d’une évaluation, suscitant ce faisant la crainte d’un recul dans ce domaine ultrasensible. C’est le propos de Bénédicte Linard (Ecolo): «La question des droits effectifs passe aussi par l’apprentissage de la citoyenneté. Pour prévenir les violences, l’apprentissage du respect, du dialogue, du consentement et du vivre ensemble est essentiel. L’école doit être un espace de construction favorisant une pratique quotidienne de la citoyenneté et de la démocratie. Les élèves ont besoin de trouver du sens à l’école et cela passe tant par la possibilité de participer aux décisions qui les concernent que par les contenus et activités qui leur sont proposés. Les ambitions affichées par la majorité concernant la participation des élèves et l’EVRAS sont décevantes. Cette dernière est pourtant un formidable outil pour déconstruire les stéréotypes, lutter en amont contre les violences sexuelles et sexistes et construire des représentations saines et inclusives. Nous comptions également sur le cours d’EPC pour y parvenir. Après un travail de concertation et d’écoute de longue haleine, la précédente assemblée parlementaire était parvenue à une résolution équilibrée et ambitieuse pour les élèves de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Cette résolution a malheureusement été balayée, vraisemblablement sous l’impulsion des Engagés, avec la complicité ou l’accord au moins tacite du partenaire conservateur. Ce libéralisme-là rompt avec ses racines et les élèves en paieront le prix10!»
Du côté de Défi, c’est l’absence d’un engagement fort sur le caractère laïque de l’enseignement qui est reproché, avec Fabian Maingain qui «constate l’abandon ou l’absence de sujets importants pour la construction d’un enseignement et d’une fonction publique neutres et inclusifs. Que le MR ne s’avise plus de m’expliquer qu’il est un parti laïque quand il renonce de manière aussi éhontée à des engagements forts, concernant par exemple l’EVRAS, ou quand il envoie aux oubliettes la seconde heure de cours d'EPC tout en réintroduisant des éléments convictionnels dans son référentiel, sans que l’inverse soit fait vers l’enseignement libre confessionnel11».
«L’annonce d’une nouvelle épreuve au début de la 4e année primaire suscite les réactions de l’opposition, ainsi que le statut hybride de la 3e secondaire semblant annoncer un raccourcissement du tronc commun.»
Le caractère sélectif de l’enseignement et le tronc commun
Pour le primaire, c’est l’annonce d’une nouvelle épreuve, à la fin de la 3e ou au début de la 4e année, qui suscite les réactions de l’opposition. Pour le secondaire, c’est le statut hybride de la 3e année qui semble annoncer un raccourcissement du tronc commun dont on sait que le MR n’a jamais été fan. Alice Bernard (PTB) y voit une attaque contre la nature émancipatrice de l’enseignement et le renforcement de son caractère inégalitaire: «Vous dites qu’un enfant vaut un enfant, mais vos actes ne suivent pas vos paroles. Dès la troisième année primaire, vous voulez faire passer un test aux enfants. En réalité, vous allez faire un premier tri en envoyant certains élèves en remédiation, et ce, sans résoudre les problèmes de fond, comme le manque de professeurs et la taille des classes. Vous n’irez nulle part de cette façon! Vous n’allez faire qu’augmenter la sélection sociale12.»
Même critique du PTB concernant la 3e secondaire dont le gouvernement souhaite faire «une réelle année de transition en conservant un socle allégé d’activités communes et en y accroissant significativement la part des activités orientantes13».
Les inégalités sociales
A l’extrême-gauche, on reproche au gouvernement son manque d’empathie pour la dimension sociale de la condition étudiante. Pour Octave Daube (PTB), dans la DPC, «les termes “précarité étudiante” n’apparaissent quasiment pas, sauf dans une phrase vague. En fait, vous ne dites pratiquement rien sur la précarité étudiante. Ce n’est pas un sujet pour vous! Il n’y a pas de plan sérieux pour éviter que les étudiants soient obligés de travailler pour payer leurs études. Pas de plan pour rendre les kots abordables! Pas de plan pour généraliser les repas bon marché sur les campus! Pourtant, un tiers des étudiants sont dans une situation objective de précarité14».
Du côté d’Ecolo, on s’inquiète de la fin de la gratuité des frais scolaires dans le primaire, comme le souligne Bénédicte Linard: «Votre majorité arrête net le mouvement de gratuité progressive de l’enseignement fondamental pourtant garanti par la Constitution. Non seulement vous n’avez aucune intention de rendre gratuites les trois dernières années primaires, mais vous prévoyez même d’évaluer la gratuité depuis la première année maternelle jusqu'à la troisième année primaire. Nous connaissons tous l’intention qui se cache derrière ces évaluations: vous souhaitez augmenter le prix de l’école15.»
«Un grand sujet est absent de la DPC: la transition écologique. Ce n’est pas seulement la vie scolaire qui est en jeu, mais aussi les apprentissages qui apportent des clés de compréhension face à la crise environnementale.»
Un sujet absent de la DPC: l’enjeu environnemental
Bénédicte Linard (Ecolo) constate également une grande absente, la transition écologique: «Où sont les mesures environnementales, tant sectorielles que transversales, essentielles à notre santé? Où sont les mesures de soutien aux différents secteurs qui, eux, savent à quel point il est urgent de changer leurs outils et leurs pratiques? Ils auront besoin de leur pouvoir de tutelle, c’est-à-dire la Fédération Wallonie-Bruxelles, pour les soutenir dans leur transition. Où sont les mesures pour améliorer la qualité de l’air et de l’alimentation, pour supprimer les produits toxiques, autrement dit pour améliorer la santé des enfants dans les milieux d’accueil, à l’instar des écocrèches lancées durant la précédente législature? (…) Où est le soutien au développement des cantines durables et locales, vantées maintes fois lors des campagnes électorales? Ces cantines améliorent la santé des enfants et constituent aussi un véritable levier pour nos agriculteurs, car elles créent de l’emploi durable et de qualité. Où sont les investissements pour poursuivre la transformation énergétique des bâtiments, qu’ils soient liés à l’enseignement, à la culture, au sport ou à tout autre secteur de la Fédération Wallonie-Bruxelles? Où sont les mesures en faveur des tournages verts et de la végétalisation des cours de récréation? Où est votre ambition par rapport aux défis pédagogiques qui entourent ces questions environnementales16?»
Mais ce n’est pas seulement la vie scolaire qui est en jeu. Ce sont également les apprentissages qui apportent des clés de compréhension face à la crise environnementale. Ainsi, Bénédicte Linard relève que la DPC «ne mentionne aucunement l’éducation relative à l’environnement. Comment pouvez-vous priver les élèves des clés de compréhension qu’ils demandent avec tant d’insistance pour appréhender le dérèglement climatique, la perte de biodiversité ou les limites planétaires17?»
La position de la Ligue de l’Enseignement
Il était sans doute prématuré, au moment de la formation du gouvernement, de porter un jugement arrêté sur les intentions de la coalition MR-Les Engagés. La présentation du budget de la Communauté française, au début de l’automne, devait permettre de s’en faire une idée plus précise. Et de fait, le débat politique va rebondir avec les choix budgétaires du gouvernement, une première fois lors de la présentation du budget initial de la Communauté française, et une seconde, en juillet 2025, avec le budget rectificatif.
En attendant, il y a tout juste un an, la Ligue pointait ses propres sujets de préoccupation18. En tout premier lieu, la Ligue constatait qu’en introduisant le dialogue interconvictionnel au cœur du cours de philosophie et citoyenneté, le gouvernement remettait en question la nature même de ce cours, d’autant que rien n’indiquait le passage à la deuxième heure de cours hebdomadaire demandée par les professeur·es.
En deuxième lieu, la Ligue s’inquiétait du projet de fusionner les réseaux de l’enseignement officiel et de rationaliser leurs établissements, une réforme annoncée «aux contours flous» qui aura inévitablement «un impact humain et économique considérable, supporté uniquement par l’enseignement public qui, pourtant, ne bénéficiera pas de la totalité des économies réalisées.»
En troisième lieu, la Ligue s’inquiétait de la fin annoncée du système des nominations et l’engagement du personnel enseignant sous contrat CDI dès 2027, une réforme qui, loin de réduire la pénurie enseignante et d’améliorer l’attractivité du métier, contribuera surtout à réduire le sentiment d’exercer une mission de service public.
La Ligue s’interrogeait également sur les conséquences de la grande réforme du qualifiant envisagée par le gouvernement. D’un côté, avec la généralisation de la formation en alternance, les liens entre enseignement et entreprises devraient se renforcer. Mais comment concilier le rôle émancipateur de l’école avec la bonne adéquation au monde du travail?
La Ligue constatait enfin que le financement des bâtiments scolaires et de leur rénovation ne faisait l’objet que d’un maigre paragraphe dans la DPC. Elle s’interrogeait dès lors sur la pérennité des engagements pris lors de la précédente législature.
- 1CRI n°2 (SE2024), le 16 juillet 2024, p. 17.
- 2CRI n°3 (SE 2024), le 19 juillet 2024, p. 8.
- 3Ibid., p. 10.
- 4Ibid., p. 29.
- 5Ibid., p. 46-47.
- 6« Le gouvernement limitera la possibilité d’obtenir un barème 501 via l’obtention d’un master, en dehors du secondaire supérieur. Pour les enseignants bénéficiant déjà de ce barème, ou celles et ceux qui voudraient y prétendre, il sera demandé d’effectuer des tâches supplémentaires, dans le cadre de fonctions spécifiques, contribuant à améliorer la qualité des apprentissages afin de justifier le surplus de rémunération, et ce, dans le cadre d’un budget défini. » (DPC, p. 14)
- 7Op. cit.,p. 11.
- 8Ibid., p. 54.
- 9Ibid., p. 14-15.
- 10Ibid., p. 49-50.
- 11Ibid., p. 55.
- 12Ibid., p. 28.
- 13Déclaration de politique communautaire, 11 juillet 2024, p. 21.
- 14Op. Cit., p. 33.
- 15Ibid., p. 47.
- 16Ibid., p. 51.
- 17Ibid.
- 18Éduquer n°188, octobre 2024, p. 3.
Réseaux d’enseignement publics: une fusion annoncée
«Aujourd’hui, l’offre d’enseignement officiel en Fédération Wallonie-Bruxelles est éclatée entre deux réseaux: l’officiel organisé (WBE) et l’officiel subventionné. Ce dernier réseau est lui-même divisé entre deux fédérations de PO: le Conseil des Pouvoirs organisateurs de l’enseignement officiel neutre subventionné (CPEONS) et le Conseil de l’Enseignement des Communes et Provinces (CECP). La situation actuelle est source d’inefficacité, de dispersion de moyens et d’inégalité puisque les établissements de l’officiel organisé reçoivent davantage que ceux de l’officiel subventionné. Afin de rendre l’architecture éducative de la Fédération Wallonie-Bruxelles plus efficace et plus efficiente, le Gouvernement souhaite fusionner les réseaux de l’enseignement officiel et s’engage à faciliter des opérations de rationalisation et de regroupement des établissements en leur sein. Le Gouvernement examinera par ailleurs la manière dont le CECP et le CPEONS pourraient fusionner.»
Source: SE 2024, Déclaration de Politique Communautaire, p. 26.



